Depuis hier je prends de l’effexor, un comprimé de 37.5 mg pendant les 4 premiers jours puis 2 par jour.
Joie teinté de gaité, j’ai des nausées et une espèce d’endormissement de la machoire.
Quand hier je parlais du contexte dans lequel j’ai grandi, j’ai peut être oublié de dire que ma mère est une personne assez stressée. Enfin du moins étant jeune. A présent, avec le recul (ou l’expérience c’est selon), elle l’est beaucoup moins mais j’ai l’impression que chaque situation nouvelle lui procure sa dose d’adrénaline et d’anxiété. Je suis l’aînée de ma fratrie (composée de filles uniquement). La nouveauté aidant, m’aurait elle transmise tout son stress?!
Mon père, lui, rien ne semble l’atteindre, les problèmes rebondissent sur lui comme une boule de caoutchouc sur du béton. Pendant un moment j’ai cru être comme lui. Enfin plutôt être comme il donne l’impression d’être. Je ne sais pas exactement ce qu’il ressens à l’abord de difficultés: un changement d’environnement, une difficulté au travail ou une difficulté familliale.
Comment savoir ce que sont réellement les gens? Dans la vie, c’est ravalement de façade tous les matins. Les gens s’efforcent de paraître glamour dès qu’ils ont passé le seuil de leur porte. Les gens ne voient pas les problèmes que je traverse actuellement. D’une part parce que je suis en arrêt maladie (et qu’ils ne me voient pas CQFD) et d’autre part parce que dans le monde du travail, être sensible et fragile n’est pas permis.