Depuis hier je prends de l’effexor, un comprimé de 37.5 mg pendant les 4 premiers jours puis 2 par jour.

Joie teinté de gaité, j’ai des nausées et une espèce d’endormissement de la machoire.

Quand hier je parlais du contexte dans lequel j’ai grandi, j’ai peut être oublié de dire que ma mère est une personne assez stressée. Enfin du moins étant jeune. A présent, avec le recul (ou l’expérience c’est selon), elle l’est beaucoup moins mais j’ai l’impression que chaque situation nouvelle lui procure sa dose d’adrénaline et d’anxiété. Je suis l’aînée de ma fratrie (composée de filles uniquement). La nouveauté aidant, m’aurait elle transmise tout son stress?!

Mon père, lui, rien ne semble l’atteindre, les problèmes rebondissent sur lui comme une boule de caoutchouc sur du béton. Pendant un moment j’ai cru être comme lui. Enfin plutôt être comme il donne l’impression d’être. Je ne sais pas exactement ce qu’il ressens à l’abord de difficultés: un changement d’environnement, une difficulté au travail ou une difficulté familliale.

Comment savoir ce que sont réellement les gens? Dans la vie, c’est ravalement de façade tous les matins. Les gens s’efforcent de paraître glamour dès qu’ils ont passé le seuil de leur porte. Les gens ne voient pas les problèmes que je traverse actuellement. D’une part parce que je suis en arrêt maladie (et qu’ils ne me voient pas CQFD) et d’autre part parce que dans le monde du travail, être sensible et fragile n’est pas permis.

J’ai décidé de mettre en place une convention bloguesque. Tous les propos qui se relateront au présent seront en gras. En plus ça tombe bien, j’aime bien les récits croisés à la Bernard Werber.

Ainsi, les passages analytiques seront en police normale. Le lecteur y verra sûrement plus clair et ça me permettra aussi de structurer un peu mes idées.

Je n’ai pas envie de dévoiler tout de suite les malheurs actuels de ma vie. J’ai envie que la très improbable intrigue se déroule sous les pieds de tout le monde et notamment des miens. De toute façon je n’ai pas vraiment non plus arrêté ce qui n’allait pas. Pour l’instant les symptômes sont là.

Depuis 2 jours je suis en arrêt maladie pour cause dépression. Deux magnifiques boites d’antidépresseurs jonchent sur le bar de la cuisine. J’ai pris la première gélule il y a une heure. Pour l’instant RAS. Une des composantes de mon traitement est aussi de quitter ma boite actuelle et donc de m’ acharner à trouver du boulot, un premier entretien téléphonique « flopesque » aujourd’hui avec une nana qui apparemment lançait des appels de courtoisie…

La maladie selon Wikipédia:

La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d’un organisme vivant, animal ou végétal.

On parle aussi bien de la maladie, se référant à l’ensemble des altérations de santé, que d’une maladie, qui désigne alors une entité particulière caractérisée par des causes, des symptômes, une évolution et des possibilités thérapeutiques propres.

Un malade est une personne souffrant d’une maladie, qu’elle soit déterminée ou non. La plupart du temps ce terme est utilisé pour désigner un être humain. Lorsqu’il est pris en charge par un médecin ou qu’il reçoit une attention médicale, il devient alors un patient.

La santé et la maladie sont parties intégrantes de la vie, du processus biologique et des interactions avec le milieu social et environnemental. Généralement, la maladie se définit comme une entité opposée à la santé, dont l’effet négatif est du à une altération ou à une désharmonisation d’un système à un niveau quelconque (moléculaire, corporel, mental, émotionnel …) de l’état physiologique ou morphologique considérés comme normal, équilibré ou harmonieux. On peut parler de mise en défaut de l’homéostasie.

Bon franchement ce qui me concerne c’est plutôt la partie « milieu social »…

Mon milieu social, comme je le disais dans le billet précédent, est plutôt favorisé. Et quand je dis favorisé, je pèse mes mots… Né dans une famille où ma mère est catholique pratiquante, et mon père indifférent à la religion mais non athée… (y aurait il une nuance?). Tous les deux profession libérale avec des revenus confortables. J’ai toujours été très entouré notamment par ma mère…en gros j’ai été le petit garçon à sa maman… et je le suis encore.

Je ne sais pas pourquoi mais l’envie de me présenter n’est vraiment pas au RDV. Par contre l’envie de m’écrire oui. A priori, ça peut paraître un peu loufoque, mais je traverse des choses pas faciles faciles en ce moment, et donc le besoin se fait terriblement sentir de poser des mots sur des pensées, des souffrances, des tristesses ou encore des micro-joies, des instants de bonheur. Et surtout de partager. Le mot partage prendra tout son sens dans ce qui suivra, c’est un des thèmes de mon malheur.

En fait j’entame plutôt une psychanalyse web 2.0. Tout le monde le fait ou presque, enfin ceux qui ont accès au net et surtout ceux qui ont accès à la dépression, déprime, malaise dans leur vie quotidienne, sans véritable raison. J’espère pouvoir partager avec eux, échanger et surtout expier, exorciser ou évacuer mais aussi comprendre, ou traîner en dérision ce fléau qui est au cerveau ce que le suppositoire est aux hémorroïdes (NDA: très douloureux!).

Ma vie n’est pas différente de celle de quelques millions de privilégiés qui jonchent l’Europe. Je vis en France dans une société en moyenne assez juste (du moins quand tu es blanc, d’origine dite « francaise de souche »). J’ai un métier qui disons le franchement est plutôt bien coté (avec un rapport durée des études/salaires parmi les meilleurs du marché). Une femme super et superbe et un petit garçon (quand t’enlève la cédille ça faire garc…) qui tient toute ses promesse tant il a l’air vif et plein de tendresse envers ses parents.

Et c’est là qu’apparaît l’intrigue si finement amenée… pourquoi ce blog? Pourquoi est il malheureux…???

Dans les prochains billets viendront: l’historique, le contexte, la crise de nerf, le fond, le haut du puit (pour bientôt j’espère). Soyez rigoureux, lisez tout, jour après jour…si un jour je suis publié, vous aurez peut être eu le privilège de me lire en avant première ;)